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C'est le week-end, le mois de septembre a commencé et comme je ne reçois pas encore de carte postale, je commente celles qui sont sur mon bureau en attente d'être commentées pour enfin être rangées. Je vous propose d'aller à Cannes. Cette ville semble être similaire à Nice et pourtant elle est si différente. Les plages ont l'avantage d'être de sable et non de galets. Il y a les adeptes de la douceur du sable et les adeptes de la propreté des galets. Je suis moi-même plus sable que galet et tant pis pour les grains qui collent à la peau et à la crème solaire !
Comme le Negresco à Nice, Canne a son Carlton. Malgré le côté prestigieux de ces 2 établissements, je me demande s'ils se valent ? Moi, personnellement, je ne rêve même pas de passer une nuit dans chaque car je ne me sentirais pas à ma place. J'aurai l'impression de visiter un autre monde et je ne suis pas sûr que ce dernier me plaise. Je serais trop mal à l'aise. Par ailleurs, je culpabiliserai de dépenser autant pour dormir. Les chambres sont-elles plus propices à l'endormissement et au repos ? Les draps sont-ils plus doux et soyeux qu'ailleurs ? J'émets quelques réserves et me persuade que je préfère mon lit chez moi en compagnie de mon mari dans des draps simples.
Enfin, je ne jalouse pas ceux qui ont les moyens de dépenser de telles sommes d'argent. Si là est leur bonheur, tant mieux pour eux. Moi, je préfère me promener au bras de mon mari en savourant le bonheur d'être à deux plutôt que seul même si en compagnie de mon mari j'ai tout simplement l'impression d'être avec une partie de moi-même puisque lui et moi ne formons qu'un. Il est ma moitié comme je suis la sienne.
Je me souviens du dicton qui dit que d'être heureux ce n'est pas se regarder les yeux dans les yeux mais de regarder ensemble dans la même direction. Détournons donc nos yeux du Carlton et contemplons l'étendue du la mer afin d'avoir plus de profondeur et de portée.
L'été est fini, la promenade à Cannes aussi. Merci à Josette.
Aller,après Cannes, je vous propose de me suivre à l'île d'Oléron. Le décors n'a plus rien à voir. Je me sens déjà plus sereine en contemplant les fleurs, les bateaux qui respirent la simplicité plutôt que de transpirer le luxe. La petite barque sur l'étendue calme me plaît bien aussi.
Je m'imagine déjà embarquant sur le bateau jaune pour aller accoster à Fort Boyard. Je me retrouve alors propulsée dans l'émission de télévision du même nom. Je redoute de me retrouver nez à nez avec les fauves mais je surmonte ma peur et me persuade que cette rencontre avec ces félins vaut mieux que d'affronter le vide : je me suis toujours demandée quelle sensation les participants ressentaient en plongeant du haut du filet situé contre la parois du Fort. Plonger dans l'eau de cette hauteur ? Quelle horreur ! Je me vois déjà comme figurante dans le film Les dents de la mer ou l'année des méduses. Ah que ces films m'ont traumatisée étant adolescente.
Comment pourrais-je aussi sauter du haut du Fort attachée par deux élastiques de part et d'autre de la taille ? Le plus dur ne serait peut être pas de sauter mais de garder les yeux bien ouverts pour attraper la clé suspendue. Il me semble que de fermer les yeux quand on a peur est un réflexe incontrôlable, non ?
Ah ! Et à la réflexion, une chose me terroriseraitencore bien plus que de sauter dans le vide : me retrouver dans le cachot où il y a tant de petites bêtes velues : les mygales. Ah ! Là, c'est sûr, mon coeur serait défaillant, ma conscience se ferait la paire et je me retrouverais toute entière terrorisée, tétanisée, tremblante de tout mon corps et de tout mon être. Ah ! Que j'ai en horreur ces petites bêtes !!!
Finalement, le Père Fouras me raccompagnerait vers mon embarcation et me saluerait en me proposant une de ses énigmes. Juste de quoi m'occuper pendant la traversée.
Il me plairait avant la tombée de la nuit de visiter le phare de Chassiron. Là, je m'imagine en compagnie de De Funèset de sa femme. Lui portant des gâteaux dans un paquet, elle s'arrêtant toutes les 5 marches. Et moi, je savourerais d'être l'invitée surprise dans une scène du Petit Baigneur.
Aller, il suffit ainsi de voir des scènes de film dans une seule petite carte postale. Je reviens à la réalité. Adieu la terreur des dents de la mer et de l'année des méduses. Adieu le jeu de Fort Boyard. Adieu Le Petit Baigneur et De Funès. Merci à Fanny pour cette escapade dans le monde du cinéma via une carte postale.